L’exaltation des “territoires” dans le débat politique en France m’agace.
Si la majorité a perdu le Sénat, c’est la faute à la réforme gouvernementale, qui a brutalisé les territoires, braqué les élus locaux ! (dixit Jean Pierre Raffarin).
La France bat le record mondial d’enchevêtrement des structures locales, administratives et politiques. Avec les conséquences que l’on sait : dilution des responsabilités, dispersion des financements, progression des endettements. On essaye d’y toucher? Sacrilège !
Il y a quelques années, les « pays » étaient à la mode. Ils succédaient aux « bassins de vie », c’était le règne de la technocratie triomphante. Il y a bien une passion française pour la territorialisation. La carte et le territoire ? Le titre du dernier Goncours, c’est vous dire !
Donc on l’aura compris, pas de réformes de ce coté là..
La France est plongée dans le grand bain global? Nous nous réfugions dans le local.Comment ne pas y voir un refus de voir le monde tel qu’il est, une énième posture défensive, un repli sur ce qui rassure ? Faut-il l’encourager ?
En visite à Hong Kong, il y avait aussi sur ma carte des territoires, des « nouveaux territoires » même, vaguement orwelliens. Un espace en devenir, à définir.
Ces nouveaux territoires asiatiques donnent la mesure d’un monde qui bouge effectivement très vite. On n’est pas obligé, loin s’en faut, de l’encenser. Mais reconnaître au moins que nous n’avons plus le temps pour des combats d’arrière garde.
Je dramatise peut être…Après tout, le Poitou-Charente de Ségolène Royal et Jean-Pierre Raffarin est un très bel actif ! Et la Chine, si chère au coeur de l’ancien Premier ministre, a justement 3000 milliards de réserves de change…
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